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Seconde partie :
https://www.youtube.com/watch?v=yJ741nxDtBg
Interopérabilité et surveillance. Que c'est beau.
« [...] puisqu’il est question de nationalisation, je préfèrerais qu’on parle de socialisation, parce que l’État peut faire certaines choses, mais le privé aussi peut faire certaines choses. Quand l’activité concerne le bien-être et la vie de milliers d’individus, je préfèrerais que les secteurs stratégiques soient « socialisés », c’est-à-dire que toutes les parties prenantes, pas seulement les actionnaires ou l’État, aient leur mot à dire. Donc, y compris les salariés, les consommateurs ou les usagers. Dans une interview que j’ai donnée à l’Humanité, je propose de socialiser le secteur bancaire et il faudrait réfléchir très sérieusement à la chose car le secteur bancaire est le cœur et le poumon de l’économie. »
« Personnellement, je suis un keynésien, un post-keynésien pour être précis. Je suis donc en faveur d’une économie mixte, où tout n’est pas public et tout n’est pas privé. Il est donc en effet urgent de déprivatiser. Je pense qu’il faut identifier un certain nombre de secteurs où la logique marchande ne fonctionne pas. Et cette liste de secteurs me paraît claire aujourd’hui. Si la crise actuelle ne nous apprend rien, à ce propos, c’est que nous n’aurons absolument rien appris. On voit bien que dans les pays où la santé est privée comme aux Etats-Unis, cela ne fonctionne absolument pas : c’est cher, inefficace et hautement problématique en cas d’épidémie, et même en temps normal. La santé relève du public. De la même manière, l’éducation, la recherche relèvent du public. Je pense qu’il faut repartir sur du bon sens.
Il faudrait réfléchir vraiment à ce qui relève de l’ordre de la gestion privée. Il y a des choses que le privé fait très bien. Il ne me viendrait pas à l’esprit de vouloir nationaliser la boulangerie, par exemple. Mais il s’agit de réaffirmer clairement qu’il y a un certain nombre de choses qui sont de l’utilité publique, comme la santé, l’éducation, la recherche, les transports, l’énergie.
»
« Il me semble que le socialisme, au sens de l’URSS, a échoué. Il est clair que le capitalisme, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, a également échoué, pour des raisons différentes. Mais le résultat est au moins aussi désastreux. Donc, pourquoi ne pas réinventer autre chose ? Je suis tout à fait ouvert à la discussion. Il me semble que la réponse à ces crises, ces malaises, est de réfléchir aussi à une politique industrielle, réfléchir à une relocalisation de certaines activités et réfléchir à comment on assure la transition écologique, comment on assure les circuits courts à l’échelle locale et à l’échelle nationale. Le capitalisme financier a vécu, trop vécu. »
La convention citoyenne pour le climat appelle Macron à « ne pas reproduire les erreurs passées »
« Nous souhaitons que la sortie de crise qui s’organise sous l’impulsion des pouvoirs publics ne soit pas réalisée au détriment du climat, de l’humain et de la biodiversité. » La convention citoyenne pour le climat – 150 citoyens tirés au sort qui doivent faire des propositions à l’exécutif sur la question climatique et la justice sociale – a publié une contribution aujourd’hui, dans laquelle elle demande au président de la République « de ne pas reproduire les erreurs passées ».
Obligée de suspendre ses travaux, qui devaient se conclure fin avril, pour cause de crise sanitaire, la convention a néanmoins fait le choix de s’exprimer car « il est urgent d’agir pour construire demain », écrit-elle.
« Nous demandons que les financements mobilisés dans le cadre de la sortie de crise soient socialement acceptables, fléchés vers des solutions vertes et que les investissements se concentrent dans des secteurs d’avenir respectueux du climat », écrivent les membres qui ont communiqué entre eux par visioconférence ces derniers jours.
La convention appelle aussi à « une reconfiguration des relations internationales [qui] doit se faire dans un esprit de justice sociale » et à « un effort commun, impliquant les citoyens dans la préparation et la prise de décision ».
Contribution-de-la-CCC-au-plan-de-sortie-de-crise-1.pdf
source : Mediapart
le 1er avril 2010 [sous Sarkozy, leur rôle ...] est de moderniser et rationaliser l'offre de soins et de veiller à la bonne gestion des dépenses hospitalières et médicales.
[...]
Pour (tenter de) rationaliser l'offre de soins, autrement dit les dépenses hospitalières et médicales, la réforme HPST (en droit) et les ARS (dans les faits) ont largement retiré aux médecins, notamment aux chefs de service, leur pouvoir sur l'hôpital et ses services de soins, confiant ce pouvoir d'abord au directeur de l'hôpital17, et privilégiant une approche gestionnaire (par contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens18), voire administrative, et financière plutôt qu'une approche purement médicale.
[...]
La mise en place des agences régionales de santé a bousculé les pratiques à l'intérieur même des établissements hospitaliers. Soutenant au départ le rôle des ARS comme autant de relais locaux des stratégies sanitaires et sociales de l'État, et appuyant les établissements dans leurs choix de gouvernance, la Fédération hospitalière de France s'est régulièrement alarmée22 de l'étatisation et de la dérive bureaucratique des ARS qui imposent aux établissements des choix parfois uniquement guidés par des impératifs économiques et de rentabilité. Depuis 2010, la FHF demande que le rôle et les prérogatives des ARS soient revus23, et souligne régulièrement les dialogues difficiles entre les directions des établissements et les ARS, au point que la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité Sociale (MECSS) le souligne à son tour et que la question soit discutée au Sénat24. Ainsi, lors d'une séance25, l'intervention de Guy Collet donne un reflet d'un bilan général des ARS très mitigé :
« Le fonctionnement des ARS est marqué par un excès de bureaucratie » […] « Les hôpitaux ont ainsi le sentiment d'une intrusion constante dans leur management et leur gestion » […] « elles doivent laisser aux professionnels le choix des voies et moyens pour atteindre ces objectifs. »
[Edit]
"Les ARS n'ont "pas la bonne méthode" : face à la crise, Jean Rottner déplore une vision "purement budgétaire" "
La modif du titre est de mon fait
Ils n'ont pas été capable de mettre en place un confinement à temps (alors que les exemples chinois puis italiens montraient qu'il était urgent de la faire). Ils n'ont pas été capable de maintenir à jour des stocks de masques en tissu (on est début avril et ils nous expliquent qu'on aura des masques pas avant fin juin ...).
Ils gèrent cette crise en amateurs (ce qu'ils sont)...
... et ils voudraient qu'on installe des applis sur nos téléphones pour se protéger du virus ? Pas moyen ! Allez vous faire voir, merci.
Le préfet de Seine et Marne réquisitionne des chasseurs pour "prévenir et signaler aux représentants des forces de l'ordre" les infractions aux règles locales du confinement
D'après un commentaire et d’après cet article c'est une mesure déjà en projet depuis deux ans. oO
[Edit] Le badbuzz commençant à pointer son nez, l’arrêté a été retiré. Il n'en reste pas moins que cette mesure est en projet. Rien que le fait qu'on ai pu penser à une telle idée fait flipper.
Comment la Grèce, pays saigné à blanc, réussit le tour de force de n’avoir que 1700 malades et 70 morts.
L’intelligence de son 1er ministre
Vidéo très bien foutue et positive, à regarder (jusqu’à la fin) et à faire tourner.
A nous citoyens d'être vigilants pour faire en sorte que la stratégie du choc se retourne contre ceux qui dominent et qui détruisent l'écosystème et non pas contre les populations.
source Mediapart :
Une quinzaine de députés proches de la majorité ont publié une tribune dans le Figaro dans laquelle ils s’opposent au projet d’application de suivi de l’épidémie envisagé par le gouvernement, qualifié de « pistage massif ».
« Dernièrement, alors que le gouvernement par la voix de son Premier ministre l’avait exclu, l’utilisation des données numériques personnelles pour tracer les malades du Covid-19 - via une application sur notre téléphone - est fortement envisagée. Nous n’y sommes pas favorables pour plusieurs raisons », écrivent les signataires parmi lesquels ont trouve dix députés LREM, les démissionnaires Paula Forteza, Matthieu Orphelin et Jennifer de Temmerman.
Ils s’inquiètent tout d’abord de la solution technique envisagée, annoncée le matin dans une interview au Monde par Cédric O et Olivier Veran, reposant sur la technologie Bluetooth. Celle-ci, estiment les députés, « n’est pas encore suffisamment précise et des «faux négatifs» risquent de tromper les utilisateurs, qui auront eux l’impression d’être protégés ». De plus, « pour que cette application récupère la quantité de données suffisantes à son bon fonctionnement, il faudrait qu’au moins 60 % de la population la télécharge ».
« La seconde objection est d’ordre éthique, poursuivent les signataires. Poser les bases techniques et juridiques d’un traçage numérique et individuel de la population constitue un changement de paradigme majeur par rapport à nos usages numériques. Cette décision ne doit pas être prise en temps de crise, sous l’urgence, sans consultation publique, ni débat parlementaire ».
« Toute personne qui sort dans la rue devrait être considérée comme un porteur qui s’ignore et mettre un masque sur son visage pour éviter de contaminer ses voisins." »
"L’usage de masques dédiés pour des usages non sanitaires présente un intérêt pour réserver l’utilisation des masques ayant de statut de dispositif médical ou de protection individuel aux personnels de santé."
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Au lieu de mentir aux citoyens (en leur parlant comme à des demeurés cf. les propos de Sibeth Ndiaye), au lieu de nier l'utilité des masques, au lieu de ne pas assumer, le Gouvernement aurait tout à fait pu prendre la décision des masques alternatifs bien en amont.
Pour ceux qui disent "oui mais les gens se seraient rué sur le peu de maques disponibles". C'est déjà ce qui s'est passé, plus personne ne fait confiance au gouvernement (on a appris à interpréter leurs mensonges).
Quand le Gouvernement disait "les masques ne servent à rien", les citoyens comprenaient bien : "les masques sont utiles sauf qu'on en a pas".
D'où la ruée malgré l’annonce d'inutilité des masques, d'où l'inutilité du mensonge.
De mensonges en mensonges, de foutage de gueule en foutage de gueule depuis des années et des années, on a créé une société de la défiance, si on ne change pas ça, un jour le Gouvernement dira quelque chose de vrai que plus personne ne croira et cela pourrait avoir des conséquences désastreuses.
Face aux défis qui nous attendent après cette crise, celui de créer une société de confiance est un des défis les plus important. Il y'en a marre d'être gouverné par des gens qui passent leur temps à mentir, qui nous croient incapables de réflexion et nous prennent pour des enfants demeurés.
« Wuhan reste cependant, de très loin, la ville la plus endeuillée par l’épidémie en Chine: plus de 2 500 personnes y sont mortes, sur un total national de plus de 3 330 (AFP) »
Ces chiffres sont repris un peu partout (AFP oblige).
Donc en 2 mois et demi, 3300 morts dans le pays moins 2500 morts à Wuhan = 800 morts pour l'ensemble de la Chine (Wuhan exclus).
Ce qui équivaut au nombre de morts en une journée en Espagne, France ou Italie en ce moment.
... hum
Conclusion de l'article (spoil) :
« Course à l’attractivité. Il n’existe pour l’instant aucune réflexion, à l’échelle du pays, sur les conséquences humaines de cette course à l’attractivité. Tant que la région parisienne demeurera hypertrophiée, tant que le pays n’aura pas fait l’objet d’un aménagement plus cohérent, on croisera des millions de « Parisiens » disposés à quitter l’Ile-de-France à la moindre occasion. Pour le meilleur et pour le pire. »
L’hôpital Saint Antoine à Paris a un message pour les fortunes françaises :
LVMH - PSA - BOUYGUES - BNP
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L'HÔPITAL SE FOUT DE LA CHARITÉ