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Polémique, instrumentalisation et mise en scène de la part du Gouvernement. En un mot fake news gouvernementale.
C'est dingue de voir comment les grands médias sont directement montées au créneau en diffusant et en appuyant fortement la version de Castaner sans même vérifier les faits.
Cette fois-ci c'est tellement gros qu'ils finissent par ne pas suivre la version du Gvt (ici le nouvelobs).
TF1 en fera t-til autant ? S'excuseront-ils pour avoir diffusé une fausse information ?
La confiance n'est pas prête d'être rétabli.
Pleins de détails sur la campagne de dons Macron. Des dons au parti, des dons au candidat.
« Environ 800 personnes ont financé la moitié de la campagne Macron. La réglementation autorise un particulier à donner 7 500 euros par an à un parti politique »
« un couple de Zurich (Suisse) fait deux virements de 4 600 euros sur le compte de la campagne, au moment même où le parti reçoit un virement de 15 000 euros partis d'un compte commun de Zurich. Ce couple vient donc de donner 24 200 euros. »
Tu m'étonnes qu'il n'ai pas le courage de rétablir l'ISF...
Après les figurants lors des déplacements et meetings politiques... La startup pour louer des manifestants.
Perso plus j'expérimente le voyage en train (+ vélo), plus j'aime ça et moins je supporte de voyager en voiture.
Ce qui est dommage dans cette histoire c'est qu'il y'a deux freins majeurs pour faire adopter le train à ceux qui utilisent la voiture :
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ils ont souvent déjà une voiture (donc les frais de fonctionnement important qui vont avec). Du coup quand ils doivent voyager. Si ils font la comparaison coût train / coût en voiture. Il y'a pas photo que quand on l'a sous la main c'est moins cher d’utiliser une voiture.
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le déplacement en train est une "culture" qui demande quelques connaissances et astuces basiques pour en profiter pleinement.
(la voiture encore plus, mais cette culture est largement diffusée. Imaginez tout ce que vous avez dû apprendre pour pouvoir utiliser une voiture : apprendre le code de la route, à conduire, avoir un minimum de connaissance en mécanique (aller chez le garagiste pour les vidanges, pressions des pneus etc.).
Quand on a la culture voiture, ça demande donc un certain effort d'aborder la culture train.
(je n'en parle même pas si on habite loin d'une gare en zone rurale)
Puis au finale, les puissances publiques n'ont aucune envie de développer le train. Si on voulait que le train soit massivement utilisé ce serait facile tant il offre d'avantages.
Au passage le livre Slow train de à l'air intéressant :
https://www.arthaud.fr/Catalogue/hors-collection/beaux-livres/slow-train
Avec toutes les pincettes qu'il est bon d'avoir face à une seule enquête et face aux statistiques.
(pour les non abonnés j'ai mis en bas de page un lien vers l'article complet en pdf)
Quelques extraits subjectifs :
« Le débat public sur les valeurs des Français est plus que jamais saturé par des interprétations alarmistes. Montée de l’individualisme, déclin de la matrice républicaine et laïque, poids de l’immigration... autant de facteurs qui, conjugués à la hausse des inégalités, conduiraient à une polarisation grandissante de la société, voire à une désintégration de la cohésion nationale. Le volet français de l’enquête sur les valeurs des Européens (European Values Survey) contredit en grande partie ces thèses. Réalisée tous les neuf ans depuis 1981 dans l’ensemble des pays européens, cette enquête interroge des échantillons nationaux sur des registres de valeurs aussi variés que la morale, la sociabilité, la politique, la religion ou l’économie. L’édition 2019 démontre d’abord que le libéralisme des mœurs – relations familiales, rapport au corps ou à la sexualité – est en progression constante depuis quarante ans. Ainsi, l’acceptation du suicide et des relations extraconjugales est de plus en plus nette. Mais c’est surtout la justification de l’homosexualité, de l’euthanasie, de l’avortement et du divorce qui explose et se banalise. »
« Les jeunes des années 1980 sont aujourd’hui plus âgés mais tout aussi tolérants que les jeunes des années 2000 2010. On assiste ainsi à un phénomène de convergence, toutes les générations se retrouvant à de hauts niveaux de tolérance en matière morale. Seuls les seniors socialisés avant 1945 restent un peu plus réticents vis à vis de la liberté de choix. Deuxième constat : l’altruisme résiste à la crise. La solidarité à l’égard d’autrui suit une tendance très similaire. A rebours des thèses pessimistes, les Français sont une assez large majorité à se dire concernés par les conditions de vie de différents groupes sociaux. Certes, l’altruisme vis à vis des chômeurs et des immigrés est moins marqué que vis à vis des personnes âgées, malades ou handicapées. Mais il l’est plus que vis à vis des concitoyens ou des Européens. »
« Alors qu’on aurait pu s’attendre à un recul du fait de la grande récession (2007 2012), on assiste plutôt à une poussée de l’altruisme, notamment à l’égard des personnes âgées et des immigrés. Là encore, des facteurs structurels interviennent. C’est parmi les jeunes générations que le souci des autres a le plus progressé. Les personnes nées à partir des années 1960 ont longtemps été les moins altruistes ; ce qui a pu faire croire à un délitement du lien social. Aujourd’hui, les écarts entre générations se sont résorbés. Et les jeunes générations sont tout aussi altruistes que les autres. Une tendance d’autant plus notable que les jeunes sont parmi les plus exposés en période de crise. »
« De nombreux commentateurs ont craint que la récession économique ne conduise à un effritement des valeurs démocratiques et de l’attachement à l’Etat providence. Il est clair que les Français sont très insatisfaits du fonctionnement du système politique. Et nombreux à penser que la France n’est pas gouvernée démocratiquement. On aurait toutefois tort d’en déduire qu’ils rejettent la démocratie. Sur une échelle de 1 à 10, l’importance de vivre dans un pays gouverné démocratiquement est en moyenne notée 8. »
« la confiance des français à l’égard de l’Union européenne (UE) s’est érodée ces dernières décennies. Alors que, en 1990, 65 % des Français affirmaient avoir confiance dans la Communauté économique européenne (CEE), ils ne sont plus que 47 % à déclarer, à l’été 2018, avoir confiance dans l’UE. Dans le même temps, les Français tendent à affirmer leur attachement à leur pays plus fortement qu’il y a trente ans. En 1990, 35 % se déclaraient très fiers d’être français. Ils sont aujourd’hui 51 %. »
« La plupart des tendances présentées participent d’une dynamique plus large, qui est celle de la montée des valeurs d’individualisation. Car dans tous les domaines de la vie, les Français veulent davantage avoir leur mot à dire. Ils veulent construire librement leurs relations familiales et non pas entrer dans un moule normatif tout fait. Ils veulent que leur travail ne soit pas seulement un gagne pain mais leur permette de s’épanouir. Ils veulent pouvoir s’exprimer dans la cité et se mobiliser pour défendre certaines causes, voire changer l’organisation de la cité. Cette dynamique d’individualisation est en augmentation constante depuis quarante ans. Mais elle ne se confond pas avec l’individualisme ou l’égoïsme social qui ont, à l’inverse, tendance à refluer. Les thèses pessimistes insistant sur le déclin des valeurs et de la cohésion sont donc loin d’être avérées. En fait, plus les Français adoptent des valeurs d’individualisation, moins ils ont tendance à être individualistes. »
« Que pensent les Français de ce dilemme entre protection de l’environnement et croissance économique ? Une majorité (50 %) privilégie la protection de l’environnement au détriment de l’économie et de l’emploi. Seulement un tiers choisit l’économie. Cette préférence pour l’environnement est elle partagée de la même manière dans toutes les couches de la société ? Pas tout à fait. Depuis les travaux de Ronald Inglehart sur le développementdes valeurs dites « postmatérialistes », la protection de l’environnement est présentée comme une priorité des personnes les plus dotées en ressources culturelles et économiques. Défendre la planète serait le luxe de celles et ceux qui n’ont pas à se préoccuper de leurs conditions matérielles d’existence. »
« Du côté des préférences politiques, la priorité à l’environnement est plutôt le fait des Français très intéressés par la politique (67 %) et qui partagent les valeurs couramment associées au postmatérialisme, notamment le libéralisme des mœurs et l’antiautoritarisme. »
Article complet pdf : https://www.pacte-grenoble.fr/sites/pacte/files/files/articlevaleurs_lemonde_2019-04-26.pdf
Notre-Dame : la communauté scientifique internationale écrit à Emmanuel Macron - La Tribune de l'Art
« Le Figaro vient de publier [...] une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, signée de 1170 noms de professionnels en poste dans le secteur du patrimoine, du musée ou des universités. Ils répondent à la volonté du président de la République de faire passer une loi d’exception pour la restauration de Notre-Dame, en s’asseyant sur toutes les procédures existantes et sur l’avis des spécialistes, pour aller vite, cinq ans, un délai irréaliste et dangereux pour le monument. »
Témoignages d'ex policiers.
Dimitri Courant, doctorant en sciences politiques et spécialiste de la démocratie délibérative
Vidéo plus longue de D. Courant sur le RIC : https://www.youtube.com/watch?v=soRSAK-Cenc
Voir ici ses références : http://www.cresppa.cnrs.fr/csu/equipe/les-membres-du-csu/courant-dimitri/?lang=fr
téléphone portable
Il suffit de rajouter #31# devant le numéro que vous voulez appeler.
Le président de la Commission nationale consultative des droits de l’homme estime, dans un entretien au « Monde », que les libertés fondamentales sont en « très mauvais état » en France.
« On n’arrête pas de nous dire que « la sécurité est la première de nos libertés », selon une formule désormais consacrée. C’est faux ! La sécurité est éventuellement l’une des conditions de notre liberté. Cet aphorisme est une dangereuse illusion qui pousse depuis plusieurs décennies les gouvernements à grignoter nos libertés toujours davantage. »
«Les droits de l’homme, ce n’est pas un machin qu’on met en avant de temps en temps comme une cerise sur le gâteau. [Ils] doivent s’appliquer à tous, en tout temps et en tout lieu. Or, on en est loin.»
Un générateur de jugement majoritaire (en version beta). A terme l'idée du jugement majoritaire serait d'élire un candidat à une élection mais ça peut être utilisé comme ici dans un but pédagogique.
Une sorte de Doodle/Framadate mais qui permet la nuance.
Le remarquable et poignant documentaire "Meeting Snowden" de Flore Vasseur, en accès libre jusqu'au 6 décembre 2019.
Mediapart cherche un dev front pour une année. Ça intéressera peut-être du monde.
C'est sans doute pas du luxe de prendre un dev de plus, parce que quand tu leur demandes de faire un flux RSS qui permette d’accéder à tous les articles et pas seulement au 10 derniers.
(c'est quand même un comble de payer pour un journal et de ne pas pouvoir accéder à l'ensemble des publications), ben ils t’envoient chier, en t'expliquant qu'ils ne comptent rien faire pour régler ça.
Avec un dev de plus, on peut peut-être espérer qu'ils mettent en place ce foutu RSS (c'est ça qui m'a fait me désabonner à l'époque).
Macron annule des choses qu'il n’avait jamais prévu de mettre en place...
#CommunicationVentEtFoutageDeGueule.
« il est donc techniquement impossible de défaire une mesure qui, en réalité, n’a jamais été promulguée par le chef de l’Etat lui-même. »
« Macron joue encore les grands seigneurs en jurant qu’aucune retraite ne sera plus sous-indexée «à partir de 2021». La belle affaire! Il se trouve que la mesure initiale incriminée [...] avait été prise pour… deux années seulement, 2019 et 2020, et n’avait donc pas vocation [...] à porter au-delà. »
Les retraités apprécieront. :)
« D’après la Cour des comptes, les sociétés autoroutières profiteraient de la faiblesse de l’État pour allonger la durée de leurs concessions... et engranger de jolis profits en finançant les travaux voulus par les pouvoirs publics.
L’État perdrait-il les pédales face aux sociétés autoroutières ? Oui, à en croire la juridiction financière qui a rendu public ce jeudi 18 avril un référ »
« Emmanuel Macron, qui a donné ce jeudi 25 avril, en réponse à la crise des gilets jaunes, sa première conférence de presse, a oublié que la crise qui secoue notre pays depuis cinq mois est née, d'abord, d'un manque d'égalité territoriale. »
« Ce n'est pas qu'on n'entend pas ses habitants, c'est qu'on n'a rien à leur dire. »
Cette dernière phrase résume tant et tant de choses...
Le Gouvernement et les dirigeants, connaissent très bien ce problème de disparité territoriale, pour la bonne raison que ce sont eux qui l'ont pensé, théorisé et mis en place.
La mondialisation néolibérale se créer précisément là-dessus, en construisant des hypermétropes qui aspirent tout à elle.
Ces métropoles hyper-puissantes captent toutes les richesses et flux des pays, ce qui aboutit à une sorte de "sécession" avec le pays dans lequel elles sont géographiquement inscrites [1].
Une des conséquences immédiates et l'affaiblissement des États et la lente agonie des territoires ruraux au profit des métropoles (qui se compte à moins de 10 au sens d'hyper en France).
Se créer ainsi une disparité (économique, culturelle, accès aux droits, aux soins, etc.) colossale qui fait que vivre au sein d'une de ces métropoles ou bien à 2h de route de l'une d'elle fait que vous ne vivez finalement pas dans le même pays tant il y a de différence dans votre quotidien.
C'est au passage frappant de voir que le mythe de la "théorie du ruissellement" [2] est appliqué de manière implacable à l’idée de métropole :
« L'architecture institutionnelle métropolitaine doit permettre aux principales aires urbaines françaises d'atteindre une "taille critique" leur donnant les moyens de conduire des politiques publiques adaptées à leur taille réelle et à leurs ambitions, bénéficiant à terme à l'ensemble du pays » [3]
On fait semblant de vivre dans le même pays alors que dans la réalité, sans le savoir ni le dire on vit finalement dans un pays autre.
Ce n'est pas qu'un concept intellectuel, quand on habite, comme c'est mon cas une ville comme Lyon, il suffit de se rendre à 1 heure ou 2 de routes dans une zone rurale ou une petite ville régionale (loin des axes de train et autoroutes). D'y passer un peu de temps, pour se rendre compte à quel point tout est différent. J'ai pu expérimenter ça sur une journée il y'a quelque temps, ça fait froid dans le dos.
Sur le très long terme c'est juste pas possible de vivre dans "un pays" constitué de la sorte. C'est pourtant "la" [4] France dans laquelle on vit, voulue et créée de toute pièce.
Le mouvement des Gilets Jaunes n'est à mon avis qu'un très petit bout de l'isberg de ce phénomène et il est fort à parier qu'il se présentera un jour de manière bien plus cinglante si personne ne s'empare sincèrement de ce méta-problème.
Pour revenir sur la phrase qui m'a fait écrire ce texte : « Ce n'est pas qu'on n'entend pas ses habitants, c'est qu'on n'a rien à leur dire. » ... Et on risque de ne rien avoir à leur dire avant longtemps. Les puissants des hyper-métropoles ont tout sauf envie de partager le "big buisness" qu'ils ont accaparé.
[1] Un exemple frappant est la métropole de Lyon qui depuis 2015 c'est extrait du schéma départementale (elle ne fait plus partit du département du Rhône) et s'est à cette occasion accordé les prérogatives normalement détenues par le département (budget etc.).
[2] https://www.youtube.com/watch?v=DwH7sFczReg
[3] source https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tropole_(intercommunalit%C3%A9_fran%C3%A7aise)
[4] dire "Les" France serait plus juste et permettrait de commencer à considérer le problème.