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April 17, 2020

Coronavirus : des chercheurs tunisiens conçoivent un respirateur open source à imprimer en 3D
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«On va crever»: ces précaires que la réforme de l’assurance-chômage brise en silence - Page 1 | Mediapart

« Muriel Pénicaud se félicite de protéger les chômeurs avec une série de mesures d’urgence. Mais la ministre du travail refuse de suspendre le premier volet de la réforme de l’assurance-chômage qui durcit les conditions pour bénéficier d’allocations. Des dizaines de milliers de vies se retrouvent plombées en plein confinement. »

Et encore l'article ne parle pas des saisonniers et autre personnes qui enchaînent les contrats courts, ménages,chantiers, CDD etc.

Avec une telle réforme, ils vous se retrouver sans droit chômage, sans revenus pendant de longues périodes et donc tomber dans la précarité.

Cette loi est d'une stupidité sans nom et va même à l'encontre des partons. Sans le filet de sécurité du chômage, un saisonnier (par exemple) ne pourra plus travailler en saison et devra trouver d'autres moyens de survivre ce qui entraînera une pénurie de main d’œuvre dans ces secteurs.

Le contrat social français repose sur un triple socle : assurance maladie efficace, assurance chômage efficace, système de retraite par répartition efficace.

L'idée de la France c'est ça. Sans ces socles, la France n'existe plus en tant que tel. Détruire ou rendre inefficient ces systèmes (comme le fond les gouvernements successifs depuis une bonne décennie) entraînera sur le moyen puis long terme une précarisation d'une bonne partie des citoyens. Précarisation qui aboutira à des tensions sociales importantes (les gilets jaunes sont un petit avant goût seulement).

Les politiques néolibérales bêtes et méchantes doivent être abandonnées, la crise du Covid montre (s’il y avait besoin) que le néolibéralisme est un système ni efficace, ni durable ni juste.

Crise sanitaire: Macron en fauteur de troubles - Page 2 | Mediapart

« Lundi soir [13 avril], Emmanuel Macron s’est prêté à son exercice favori : lancer des promesses depuis l’Élysée, sans questions de journaliste derrière, sans possibilité de rebond, sans détails auxquels s’accrocher pour comprendre de quoi il retourne exactement. Après un mois de confinement, il a ouvert de nombreuses portes pour y mettre un terme, en sommant son gouvernement de présenter « d’ici 15 jours » un plan suffisamment solide pour qu’elles ne se referment pas d’un simple coup de vent.»

« Même dans les rangs de l’opposition dite « constructive », ces arguments sont loin de convaincre tout le monde. Si chacun préfère parler sous couvert d’anonymat pour éviter d’alimenter « des polémiques », les mots sont sans appel. « Il a voulu faire le malin, estime un député issu de la droite. Tout ça donne le sentiment qu’on gère l’image, mais pas la crise. » « Il a fait un show personnel pour cocher toutes les cases, pour que les gens soient d’accord avec lui, ajoute un autre. Sur la forme, c’était sa meilleure intervention, mais sur le fond, c’est irresponsable. » »

Déconfinement : la Métropole de Lyon veut donner plus de place aux vélos et aux piétons

« Afin d’organiser au mieux la sortie des habitants, la Métropole de Lyon annonce ce jeudi le lancement d’un urbanisme tactique "en adéquation avec les enjeux sanitaires et de sécurité des usages". Le président David Kimelfeld veut que "la question des déplacements soit traitée en amont de cette phase de sortie progressive de confinement" car selon lui, il faudra à tout prix éviter "de trop grandes concentrations de population, comme par exemple dans les transports en commun".

Cela passera par "une utilisation encore plus importante du vélo, [...] ou de la marche à pied", poursuit David Kimelfeld. »

Angoisses décuplées ou effet libérateur : des psychologues racontent les répercussions du confinement sur leurs patients

Passée la sidération, les psychologues insistent unanimement sur l'effet très positif du confinement sur toute une partie de leurs patients. En cause : le changement de rythme imposé à chacun et la satisfaction d'avoir retrouvé du temps pour soi. "Pour beaucoup, le confinement est vécu comme un soulagement. Certains se rendent compte a posteriori qu'ils n'étaient pas loin du burn-out", décrit Isabelle Benassouli à propos de ses patients parisiens. "L'un d'eux a utilisé l'image d'un train lancé à très grande vitesse, qu'il n'arrivait plus à arrêter. Certains étaient dans un rythme où le cerveau était compressé en permanence : là, tout se relâche", analyse-t-elle.

A Nice, Catherine Pierrat observe également cet effet bénéfique. "J'avais beaucoup de personnes déprimées avant le confinement, qui vont mieux depuis, car ça les protège de certaines contraintes sociales, du travail notamment. Elles se sentent libérées".

« Une patiente de Mélanie Girard, psychologue en Seine-Saint-Denis, a ainsi le sentiment que, pour la première fois, "le monde s'est mis à son rythme". »

J'ai le même sentiment depuis le confinement, c'est la remarque que je ne peux m’empêcher de faire chaque fois que je sors faire mes courses. Il y'a quelque chose de plus normal en ce moment qu'avant le confinement.


« Autre trouble apparu chez de nombreux patients : l'angoisse du vide. Alors que certains profitent du confinement pour faire preuve d'introspection, d'autres "tournent en rond, littéralement", explique Mélanie Girard. Certaines personnes sont habituées à être très actives, dans un quotidien ultra cadré, jalonné d'activités, qui constituent d'après cette psychologue "des mécanismes de défense". Avec le confinement, elles se retrouvent tout à coup "empêchées de les utiliser, ce qui peut être très déstabilisant et les plonger dans une sorte de vide, qui les terrifie", explique la thérapeute. "Le face-à-face avec soi-même peut être déroutant, abonde Isabelle Benassouli, notamment pour les accros au travail, qui pouvaient enfouir les traumatismes et les émotions négatives. Ils ne peuvent plus remplir l'espace. Et là, ça remonte", décrypte la psychologue parisienne. »