Quotidien Shaarli

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April 16, 2020

Les silences coupables de la Chine - Page 1 | Mediapart
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« la première à avoir diffusé l’information auprès de collègues pour les mettre en garde et leur conseiller de se protéger avait été la cheffe des urgences de l’hôpital central de Wuhan, Ai Fen. Dans un témoignage publié en mars par le magazine chinois Renwu (People) – il a été censuré depuis, mais il est disponible sur un certain nombre de sites (ici en chinois) –, elle racontait comment elle avait envoyé le 30 décembre à des collègues la photo des résultats de test d’un patient, où elle avait entouré de rouge les mots « coronavirus Sras ».

Parmi eux, le docteur Li Wenliang – décédé par la suite du Covid-19 et considéré comme le lanceur d’alerte de l’épidémie de Covid-19 – l’avait diffusé à un groupe d’amis par l'intermédiaire de l’application WeChat. Il fera partie des huit médecins convoqués par la suite et sermonnés par la police pour diffusion de rumeurs.

Convoquée par ses chefs à l’hôpital, Ai Fen, elle, s’était vu passer un savon – « J’ai subi une réprimande sans précédent et très sévère » – et avait reçu l’ordre de ne plus communiquer. Pendant ce temps, les malades affluaient à l’hôpital et elle obligeait les personnes travaillant dans son service à se protéger en portant en particulier des masques.

« Je me suis souvent dit, a expliqué Ai Fen dans son texte, que s’ils ne m’avaient pas sermonnée de cette manière à ce moment, s’ils s’étaient renseignés de manière calme et posée sur les tenants et les aboutissants de cette affaire, s’ils avaient demandé à d’autres experts des maladies respiratoires de se concerter, peut-être que la situation aurait été meilleure, j’aurais pu au moins communiquer davantage au sein de l’hôpital. Si tout le monde avait alerté de cette manière dès le 1er janvier, alors il n’y aurait pas eu tant de tragédies. » »

« Une étude récente estimait que si des mesures telles que les restrictions de déplacement, le confinement ou la distanciation sociale avaient été prises une semaine, deux semaines ou trois semaines plus tôt, le nombre de cas aurait été réduit respectivement de 66 %, 86 % et 95 %. »

L’OMS, une marionnette chinoise? - Page 2 | Mediapart
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« Le directeur de L'OMS n’a aucune distance politique par rapport au régime chinois », dit Valérie Niquet, interrogée par Mediapart. « La Chine est par ailleurs la première source d’investissements étrangers et le premier partenaire commercial de l’Éthiopie », pays du directeur général, où il a été successivement ministre de la santé et ministre des affaires étrangères.

Autre spécialiste de la Chine, François Godement reprend en des termes à peine plus mesurés, les analyses de Valérie Niquet : « La réticence du directeur général à critiquer la Chine sous quelque forme que ce soit saute aux yeux », estime-t-il.

Première fois avec Flatpak - GuiGui's Show

Critique, négative, de Flatpak, sans doute justifiée.

Pour le climat, les avions doivent voler moins haut et moins vite
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« Au-delà d’environ 8.000 mètres d’altitude, où la température est suffisamment basse, l’émission de vapeur d’eau des aéronefs [1] provoque dans leur sillage des traînées blanches, constituées de cristaux de glace en suspension, qui amplifient l’effet de serre anthropique, comme le font généralement les nuages [2].

[...]

Baisser l’altitude de croisière de l’aviation civile afin de l’affranchir de la formation de ces traînées blanches, outre la disparition du ciel de ces rayures quotidiennes, constituerait une cible de choix à l’effet tangible et rapide sur le climat. En effet, leur suppression aurait un effet immédiat sur le rayonnement solaire, donc sur l’effet de serre, contrairement aux émissions de CO2, dont les premiers effets des stratégies d’atténuation ne se mesurent qu’après une ou deux décennies. »

« Toutefois, une altitude plus basse correspond à un air plus dense, qui conduirait, à vitesse égale, à une envolée de la consommation de carburant. En revanche, une réduction concomitante de vitesse d’un tiers nécessiterait de basculer de motorisations à réaction vers des motorisations à hélice, avec reconception de fuselages adaptés. Cela permettrait de réduire cette consommation, conduisant l’ensemble des émissions à diminuer de moitié [3].

L’écart de durée de parcours, déplacements et temps d’attente aux aéroports inclus, resterait minime sur les vols court et moyen-courriers, mais assez significatif sur les vols long-courriers, modifiant l’accès aux destinations lointaines : ces dernières se verraient affectées d’un rallongement de plusieurs heures, associées parfois à une escale supplémentaire. Il conviendrait cependant d’exempter de ces contraintes les trajets jugés urgents, sanitaires par exemple, comme le prévoient les prérogatives octroyées à certains véhicules routiers ou aux hélicoptères d’urgence. »

Le pôle Nord victime à son tour d'un trou dans la couche d'ozone

Depuis mars, un trou s'est formé dans la couche d'ozone du pôle Nord, un phénomène inhabituel dans cette zone, dû notamment à des conditions atmosphériques exceptionnelles. D'après les scientifiques, il devrait se refermer mi-avril.

Poutine appelle les Etats-Unis et la Russie à «s'entraider»

Le président russe Vladimir Poutine a appelé son pays et les États-Unis à s’entraider pour faire face à la pandémie de Covid-19, rapporte jeudi l’AFP.

« Le président Poutine estime que la pandémie est le moment où il faut s’entraider », a indiqué à la presse Dmitri Peskov, après que Donald Trump s’est dit prêt à envoyer en Russie des respirateurs et accepter en avril une aide humanitaire russe aux États-Unis.

Mercredi, le président américain a annoncé la volonté de son pays d’envoyer des respirateurs artificiels pour les patients atteints du coronavirus en Russie, où sont officiellement recensé à ce jour 27.938 cas et 232 décès.

« La Russie va avoir besoin des respirateurs. Ils vivent des temps difficiles à Moscou. Nous allons les aider », a déclaré M. Trump.

Le porte-parole du Kremlin a qualifié cette proposition de « très positive », en précisant que la Russie « en profitera en cas de besoin ».

Moscou a dépêché début avril un avion avec des masques de protection et de l’équipement médical aux États-Unis où 28.326 décès ont officiellement été recensés à ce jour pour plus de 637.000 cas.

Source : live Medipart