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Le rôle de la pilule et des traitements hormonaux de la ménopause dans le sur-risque de cancer du sein est bien établi. Le travail de nuit est également reconnu comme un facteur de risque de cancer du sein par le Circ
Le lien entre la pollution de l’air et le cancer du sein se précise également. « Il existe de nombreuses études et de solides méta-analyses », assure l’épidémiologiste Delphine Praud. Elle travaille au département « prévention cancer environnement » du centre Léon-Bérard à Lyon.
Les résultats sont synthétisés dans une étude publiée en janvier 2026 dans la revue BMC Medicine qui s’intéresse à sept polluants. Le sur-risque le plus significatif de cancer du sein est trouvé chez les femmes exposées au dioxyde d’azote, aux particules fines et au PCB 153. L’étude met aussi en évidence une « association significative » entre le cancer du sein et l’exposition à sept polluants combinés.
Sont notamment passés sous silence les cancers du sein professionnels des soignantes, exposées au travail de nuit et à des produits cancérogènes.
« Dans sa carrière, une soignante est exposée à cinq ou six cancérogènes, assure-t-elle. Quand j’étais infirmière en service de soins dans les années 1990, je préparais sans aucune précaution des perfusions de médicaments anticancéreux. On n’avait aucune conscience du risque. »
Sont également méconnus « les risques pris par toutes les femmes qui travaillent au service des autres : les coiffeuses, les esthéticiennes, les femmes de ménage, qui manipulent des produits contenant beaucoup de perturbateurs endocriniens », comme les bisphénols, les phtalates, les formaldéhydes, les pesticides, les PFAS.