Quotidien Shaarli

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2022年3月11日

À Marioupol, mourir lentement à l’intérieur de la ville ou rapideme... | Mediapart
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Après quelques tentatives au début des opérations, les armées du Kremlin semblent de fait réticentes à engager des combats de rue, où l’infanterie légère ukrainienne, renforcée selon le New York Times par 17 000 missiles antichars fournis par les États-Unis et l’Otan, leur infligerait des dommages très substantiels.

« Des combats ont éclaté dans le centre de Kharkiv dès le 27 février, mais les Russes ont été rapidement éliminés, et ils se contentent depuis de bombarder la ville

C’est une guerre de siège que les Russes mènent désormais en Ukraine, appliquant des stratégies déjà éprouvées en Syrie et en Tchétchénie, à savoir la destruction systématique des infrastructures des villes assiégées, et notamment des dispensaires médicaux. Les troupes du Kremlin prennent aussi soin de couper l’eau, le gaz et l’électricité, ainsi que les approvisionnements en nourriture et en essence.

Soixante-trois hôpitaux auraient ainsi été bombardés depuis le début de la guerre, a récemment annoncé le ministre ukrainien de la santé

L’économie russe dans la tourmente | Mediapart
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Ce qui semble donc se dégager, c’est qu’en période de guerre, l’effondrement du PIB ou de la consommation en soi n’est pas un indicateur d’effondrement politique et social.

La clé est toujours politique. Dans le cas allemand de 1918 comme dans le cas russe de 1917, la révolution émerge non pas directement de l’effondrement économique, mais comme le fruit de la défaite militaire qui rend soudain les sacrifices économiques vains.

Ce détour permet de nuancer le scénario qui semble aujourd’hui central en Occident suivant lequel l’effondrement économique conduira nécessairement à l’arrêt des combats ou à la chute du régime russe. La clé est toujours politique et réside dans l’acceptation politique de ces sacrifices économiques.


Une fois ces éléments posés, la question économique reste néanmoins majeure. Le lien entre économie et politique est complexe. La nature de l’effondrement joue un rôle majeur : s’il atteint la capacité du pays de poursuivre la lutte ou de maintenir un niveau de vie minimum pour la population, il conduit à un désastre politique. Pour tenir, il faut disposer des moyens d’assurer l’effort de guerre et d’assurer un niveau de vie minimum à la population. C’est d’ailleurs l’inaptitude du régime tsariste à remplir ces deux objectifs qui a conduit la Russie de 1917 au chaos.