Quotidien Shaarli

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June 11, 2017

La mort du salaire brut – Le blog de Gérard Filoche - Riff's Links

De temps en temps, Filoche peut être pertinent :

Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie, quand vous avez besoin de logement, quand vous êtes en charge de famille, quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.

Les cotisations ne sont pas des impôts, elles sont obligatoirement pré affectées à ce pourquoi elles sont collectées, elles ne vont pas aux caisses publiques, car les différentes caisses de Sécurité sociale sont de droit privé (et devraient être gérées par les cotisants, les représentants des salariés normalement élus comme cela l’était à l’origine de la « Sécu ». Allez revoir le film « La sociale » de Gilles Perret).

Le salaire brut ce n’est pas une « charge » comme ils le disent, c’est un bonheur.

C’est une partie du salaire mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins, c’est ce qu’il y a de plus beau dans notre pays.

Le salaire brut vous est redonné en « temps différé » quand vous êtes malades, en « temps indirect » pour le logement, mais aussi en « temps réel » quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n’est pas une épargne !).

C’est le capital, l’actionnaire, l’employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.

I.e. le salaire brut, les cotisations sociales, les fameuses "charges", ce n'est pas un truc que paient nos patron à l'état, mais bel et bien une part de nos salaire, de la rémunération de notre travail. Simplement, au lieu de les toucher directement, elles sont mises de cotées et mutualisées afin d'être disponible en cas de coup dur, pour nous ou pour les autres.

«Une atteinte à la séparation des pouvoirs inimaginable dans la quasi-totalité des démocraties» - | Mediapart

« Nous avons interrogé Serge Slama, maître de conférences en droit public à l’université Paris-Nanterre et membre du Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux (Credof), sur les conséquences du projet de loi. »

« peut-on admettre dans un État de droit que de manière permanente l’administration préfectorale puisse décider sur la foi d’une simple information des services de renseignement de perquisitionner n’importe quel citoyen, sous prétexte que son comportement constituerait une menace pour l’ordre et la sécurité publics, sans aucun contrôle a priori d’un juge ? L’admettre serait une sacrée régression des droits et libertés ! Une telle atteinte à la séparation des pouvoirs et au principe même de l’habeas corpus serait inimaginable dans la quasi-totalité des démocraties »

« Emmanuel Macron avait écrit en novembre 2016 que « nous ne pouvons pas vivre en permanence dans un état d’exception ». Comment comprenez-vous ce revirement ?

Il avait raison. Mais il avait aussi envisagé l’application de l’état d’urgence en Guyane pour canaliser le mouvement social… On assiste en réalité à un espèce de tour de passe-passe : on sort formellement de l’état d’urgence, alors qu’en réalité on le banalise. »

« Cet état d’urgence est-il utile pour lutter contre le terrorisme ?

Non, même si aucun chef d’État n’a eu le courage de dire que la fonction principale de l’état d’urgence n’est pas de lutter contre le terrorisme. C’est un instrument de neutralisation de certaines populations. Cela renvoie à la fonction historique de l’état d’urgence, créé en 1955 durant la guerre d’Algérie. C’est avant tout un instrument de contre-insurrection pour neutraliser les fauteurs de troubles. »