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Comme révélé par plusieurs médias, Pierre-Edouard #Stérin, milliardaire français exilé fiscal en Belgique, a conçu un plan structuré appelé « Périclès » afin de transformer le débat public en France pour faire gagner l'extrême droite. Ce projet vise notamment à soutenir le #RN pour remporter les élections municipales de 2026. Le plan prévoit d'identifier des candidats potentiels et de cibler jusqu’à 1000 villes.
Le milliardaire Pierre-Edouard Stérin prévoit aussi d'injecter 150 millions d'€ dans des think tanks conservateurs et des instituts de sondage afin d’orienter le débat public vers les thèmes de prédilection de l’extrême droite : l'islam, l'insécurité, l'immigration et « l'extrême gauche », en partenariat avec des médias amis pour relayer massivement ces résultats et influencer l'opinion publique.
L'Obs a récemment révélé que le milliardaire catholique traditionaliste finance un « Observatoire de l’Immigration et de la Démographie (OID) » qui produit déjà des études reprises « en exclusivité » par Le Point, CNEWS, le JDD, Le Figaro puis au bout du spectre político-médiatique par le RN. Au moins 24 projets auraient déjà bénéficié de la générosité de cet anti-IVG notoire, fan de Trump et de Musk l’année dernière. Cette liste pourrait ne constituer que la partie émergée de l’iceberg Stérin…
Ces dernières années ont vu une transformation profonde du paysage médiatique français, marquée par l'influence croissante de puissances financières au service des idées d'extrême droite. Ces acteurs, souvent motivés par des intérêts politiques et économiques, ont réussi à déplacer le centre de gravité du débat public vers des questions migratoires et identitaires, au détriment des enjeux sociaux. Cette évolution, loin d'être anodine, favorise une #polarisation accrue de la société et une montée significative de la #haine dans un pays où l’opinion a remplacé les faits.
Le milliardaire Pierre-Edouard Stérin qui qualifie le RN de « parti de gauche », dit vouloir mettre sa fortune au service du « redressement de la France et de la promotion du Christ ». Annoncée pour la rentrée 2025, sa 1ère « Académie Saint-Louis » doit ouvrir à Salbris, rapporte Mediapart. Une commune de Sologne où le maire Alexandre Avril tient une librairie, cofondée avec l’aide d’un historique du GUD, où l’on peut croiser des journalistes du JDD ou de CNews et une ex-candidate FN, fille d’un Waffen-SS. D’ici à 2040, Pierre-Édouard Stérin ambitionne d’accueillir 15.000 élèves, répartis dans une dizaine d’établissements en France. Sur l’école, le milliardaire libertarien estime que l’éducation est « le 1er terrain de lutte idéologique ».
" En tempêtant avec inconséquence « nous sommes en guerre », les plus hautes autorités de l’État ont permis à une extrême droite française, ivre de revanche, de s’engouffrer dans la brèche. La haine est là et le scrutin l’attend. "
"e cinéma français renseigne sur la montée des périls dans les années qui précédèrent le second conflit mondial. En 1937, dans Drôle de drame de Marcel Carné, Jacques Prévert fait répéter à Michel Simon : « À force d’écrire des choses horribles, les choses horribles finissent par arriver. » En 1938, dans Les Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque, le même Jacques Prévert fait déclamer à un personnage épisodique : « Cette fois-ci, messieurs, c’est la guerre ! »"
"Dire « nous sommes en guerre », c’est lancer un appel d’air au pire, qui répond toujours… Présent. Le système (capitaliste) avait jusqu’alors fait montre d’une ruse et d’une retenue lexicales retorses à souhait. Tout était euphémisé : on ne disait plus cotisations sociales mais charges patronales, licenciements mais plans sociaux, cadres du privé mais société civile, démantèlement du droit du travail mais flexibilité, loi du plus fort mais compétitivité, lutte des classes mais dialogue social, infantilisation de la canaille mais pédagogie. Avec toujours cette antienne imparable prononcée la main sur le cœur : « Moi, je ne suis pas dans l’idéologie. »"
"Transformer les inégalités sociales en guerre identitaire"
"Faire semblant de craindre la guerre civile tout en l’allumant. Tout le monde s’y met, ici et maintenant. "
"La guerre doit avoir une fin. Celle intervenue en 1944-1945 nous convient. Inutile d’y revenir "
" Toute cette semaine, Charles Kleiber, fondateur de l’Association Disputons-Nous, donne la parole à celles et à ceux qui veulent comprendre ce que nos haines, petites ou grandes, disent de nous-mêmes. Cinquième volet: la haine et la recherche d’identité "
Dommage je suis pas abonné, ça paraissait super intéressant. Tant ça parle d'un phénomène de société tellement actuel.
« On peut voir ce qui se passe au Capitole comme la faute d'un homme, mais j'y vois aussi la faillite d'un système électoral à bout de souffle qu'Internet et les réseaux sociaux rendent insoutenable. On a créé une machine à nous diviser entre clans qui se détestent, et ne croyons pas que c'est pas aussi le cas chez nous.
La façon dont les partis et leurs militants se vautrent dans une haine de l'autre camp était déjà effrayante ici dès la campagne 2017, et ça n'a fait qu'empirer depuis, et j'ai très peur pour 2022. L'élection, qui était un mode pacifiste de résolution des conflits au sein de la société, est en train de devenir un catalyseur de mensonges, de mauvaise foi, de manipulations en tous genres, que l'on voyait déjà avec les médias de masse, mais loin de l'échelle permise par les réseaux sociaux où ceux qui se ressemblent s'assemblent, et voient tous ceux qui diffèrent comme l'adversaire.
Vous savez cette phrase, "les méchants sont bêtes, ils croient que les méchants c'est nous", bah l'élection + les réseaux sociaux, c'est le cocktail parfait qui fait que tout le monde pense ça en regardant les autres militants politiques, et que la défaite est devenue une idée insupportable.
Est-ce que ça veut dire qu'il faut ne plus élire ? Non, mais il faut sans doute revoir en profondeur les modes de scrutin, les pouvoirs associés aux mandats, leur fréquence, leur durée, les contre-pouvoirs, etc., pour introduire par nos institutions bcp plus de compromis et de dialogue qu'aujourd'hui, pour donner plus de place à la consultation citoyenne sur des sujets de débat précis et non sur des hommes et des femmes qui doivent se prononcer sur tout à notre place, etc.
Bref, il faut fonder une démocratie du 21e siècle, adaptée aux modes de communication du 21e siècle. Ou ce qu'on voit au Capitole, on le verra partout. »