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Extraits :
Sa haine de l’État s’arrête toutefois quand il s’agit d’argent public. Il attend des autorités, où qu’elles soient dans le monde, qu’elles se plient en quatre pour répondre à ses attentes : elles doivent être à sa disposition pour lui apporter aide et soutien dans ses projets. SpaceX en est une parfaite illustration.
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Où serait la société spatiale d’Elon Musk sans la Nasa ? Peut-être nulle part. SpaceX est le produit de la politique de l’agence spatiale américaine, désireuse d’échapper à la mainmise de Boeing
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Depuis des années, la société d’Elon Musk est biberonnée aux aides publiques, avec des programmes taillés sur mesure, se chiffrant en milliards de dollars, pour l’aider à se développer.
.Fort de ces réussites techniques et commerciales, Musk a étendu son empire. Il a lancé son propre réseau de satellites de communication, Starlink, proposant un accès internet haut débit partout dans le monde. Un réseau dont il a décidé en 2023 de limiter l’accès en Ukraine, après avoir pris fait et cause pour Vladimir Poutine.
.Rien n’est compréhensible dans les choix d’Elon Musk, dans ses prises de position, ses obsessions si on ne se réfère pas à la science-fiction. Derrière ce qui semble un éparpillement de ses moyens, un éclectisme incompréhensible de ses activités, rassemblant dans un même empire le spatial, les véhicules électriques, les télécommunications et la communication, l’intelligence artificielle, il existe un lien invisible : celui de la science-fiction, des univers parallèles, voire extraterrestres.
.la science-fiction, qu’il dit dévorer depuis sa jeunesse, a influencé la vision du milliardaire. On y retrouve les auteurs classiques de l’âge d’or de la science-fiction
.À ses débuts, Elon Musk s’est contenté de nommer certaines de ses créations en empruntant des références à ces livres qui avaient marqué sa jeunesse. Mais le temps où il ne rêvait que de conquête spatiale et de progrès technologiques est en train de s’achever. Plus il s’enrichit et conquiert de la puissance, plus il s’arroge un rôle messianique, ses projets empruntant beaucoup à ces futurs effrayants de science-fiction.
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De la même manière, il entend développer au plus vite les technologies de l’intelligence artificielle, où il a pris beaucoup de retard par rapport à ses concurrents, notamment pour l’utiliser dans la communication. Son rêve ? Faire de l’information sans journalistes. Des premiers essais ont été réalisés : la moitié des informations étaient fausses ! Mais c’est peut-être un détail pour Elon Musk qui ne se soucie guère de la vérité des faits.
Vous avez dit assistanat ?
" ce qui interpelle le plus dans l’étude, c’est la montée en puissance de ces soutiens depuis 20 ans, qui montre à quel point le capitalisme français est de plus en plus sous perfusion de l’État : en 1999, l’État donnait en euros constants trois fois moins d’aides aux entreprises qu’en 2019."
"En somme, ce rapport révèle la montée en puissance d’« un État-providence caché en faveur des entreprises »"
"dans le projet de loi de finances actuellement débattu à l’Assemblée nationale, Bruno Le Maire promet la suppression de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) d’ici 2024, soit 8 milliards d’euros d’« impôts de production » en moins, après 10 milliards déjà supprimés dans le cadre du budget 2021. "
"Le problème, c’est que pour financer ces nouvelles dépenses en faveur du capital, c’est aux ménages, aux collectivités locales et aux services publics de se serrer la ceinture. Car l’exécutif compte bien en parallèle réduire le déficit public en dessous de 3 % du PIB en 2027, contre 5 % actuellement."
"Un « pognon de dingue » dépensé pour pas grand-chose, donc. Hasard ou non, les dividendes de ces grandes entreprises shootées à l’argent public ont battu dans le même temps des records en France"
Pas faux
" Ce que j’ai appris de cette trajectoire, c’est à quel point la bourgeoisie et les classes dominantes sont des classes assistées "
Dans le Monde Diplo de ce mois.
« Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, zones franches, exonération de la taxe foncière, facilités comptables, niches et allégements en tous genres : au fil des décennies, les pouvoirs publics ont taillé un environnement fiscal et réglementaire sur mesure pour le patronat, sans aucune contrepartie. L’État-providence fonctionne donc très bien… pour les entreprises. »
« La rhétorique est bien rodée. Un : ne jamais reconnaître avoir bénéficié d’un avantage fiscal, sinon du bout des lèvres et comme une maigre compensation, avant de demander une réduction beaucoup plus importante. Deux : toujours se plaindre des « charges » écrasantes pesant sur les entreprises. Ce discours patronal porte ses fruits : les mesures fiscales favorables s’accumulent... sur le dos de la collectivité. »
On dirait bien que l'assistanat ne se pratique pas que chez les Fillion.
[Edit] Et d'autres ?
http://www.lalsace.fr/actualite/2017/02/24/une-femme-deux-ans-en-arret-maladie-mais-assistante-parlementaire
Vidéo sur le mythe de l'assistanat. A voir jusqu'au bout, utile vu les conneries qu'on entend régulièrement sur le sujet.
Je connaissais pas la notion de "seuil de richesse" (vs "seuil de pauvreté).