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Les États-Unis viennent de quitter le GRECO, l'organe anti-corruption du Conseil de l'Europe. Avant eux, deux pays seulement l'avaient fait : la Russie et le Bélarus.
🗃️ Les faits
Le 29 septembre, le Conseil de l'Europe a annoncé que les États-Unis l'avaient notifié de leur départ du Groupe d'États contre la corruption, le GRECO, créé en 1999 pour évaluer les pays membres et leur recommander des mesures contre la corruption. Son principe est simple : des États acceptent d'être examinés par leurs pairs, selon des standards communs.
Washington justifie son retrait par le coût de l'adhésion et l'absence de bénéfices tangibles pour la sécurité nationale. Le pays dit vouloir privilégier ses propres outils, passer d'une logique de règles partagées à une logique où l'Amérique ne rend de comptes qu'à elle-même.
En janvier, les États-Unis avaient déjà quitté la Commission de Venise, l'organe du Conseil de l'Europe sur le droit constitutionnel, puis le groupe international enquêtant sur les crimes de guerre russes en Ukraine. Le GRECO est le dernier maillon de ce désengagement.
➡️ Deux faits, que je me contenterai de poser l'un à côté de l'autre.
Premier fait : avant les États-Unis, exactement deux pays avaient quitté le GRECO. La Russie 🇷🇺 et la Biélorussie 🇧🇾, deux régimes dont la corruption est précisément ce que cet organe documentait. Sur ce terrain-là, l'Amérique vient de choisir de qui elle se sent le plus proche.
Second fait, moins connu mais important : en décembre 2023, le GRECO avait publié son rapport sur les États-Unis et pointait un point précis : le président et le vice-président sont exemptés de la plupart des règles légales sur les conflits d'intérêts et l'intégrité. L'organe recommandait de combler cette lacune, et promettait d'évaluer les progrès du pays en la matière. L'examinateur avait, en somme, mis le doigt exactement là où ça fait mal, au sommet de l'exécutif.
Je ne dis pas que l'un explique l'autre. Aucune source ne l'établit et la raison officielle avancée est budgétaire. Chacun jugera du hasard.
Une nation qui se voulait le phare de l'État de droit, donneuse de leçons en matière de transparence, quitte le club des pays qui acceptent d'être jugés pour rejoindre celui, minuscule, de ceux qui refusent de l'être.
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Aux États-Unis, une nouvelle règle coupera en 2027 les prêts étudiants fédéraux aux filières jugées pas assez rentables : art, travail social, musique, enseignement.
Le principe : ce qui ne rapporte pas d'argent ne mérite plus qu'on l'apprenne.
🗃️ Les faits
Le ministère de l'Éducation a finalisé ce mois-ci une règle qui entrera en vigueur en 2027. Son principe tient en une question : quatre ans après l'obtention de votre diplôme, gagnez-vous plus qu'une personne qui n'aurait pas fait ces études ? Si la réponse est non, le programme que vous avez suivi perd l'accès aux prêts fédéraux et aux bourses.
Les filières les plus exposées sont connues d'avance : le travail social, l'art, la musique, les études religieuses, les métiers d'assistant d'enseignement. Autrement dit, les métiers du soin, du lien et de la transmission, ceux qu'une société rémunère mal, non parce qu'ils valent peu, mais parce qu'ils relèvent du commun plutôt que du profit.
Soyons justes, car l'argument n'est pas sans fondement. La dette étudiante américaine est une plaie, et certaines universities privées à but lucratif endettent des jeunes pour des formations sans débouché. À cet égard, la règle vise une réalité prédatrice et personne n'est interdit d'étudier ce qu'il veut : ce sont les prêts publics qui sont coupés, pas les portes des amphithéâtres.
➡️ Mais pour une famille modeste, un diplôme qu'on ne peut plus financer est un diplôme interdit. Et c'est là que cette nouvelle règle devient cruelle pour l'ensemble des jeunes qui voudraient s'investir dans ces filières.
La règle introduit implicitement l'idée que la valeur d'un savoir se mesure à l'argent qu'il rapporte. Un métier mal payé devient un métier indigne d'être appris. On dit au jeune qui veut étudier "ce que tu veux faire ne paie pas. Trouve autre chose". Le marché, et lui seul, décide désormais de ce qui mérite d'être transmis.
Quand on y réfléchit, c'est d'un cynisme et d'une cruauté écrasantes. C'est la puissance publique qui sous-paie l'aide-soignante, le travailleur social, l'assistant d'éducation. C'est elle qui fixe ces salaires au ras du sol. Et c'est elle, ensuite, qui invoque ces bas salaires pour fermer l'accès aux formations qui y mènent. On dévalorise un métier, puis on punit ceux qui veulent l'exercer, au nom même de la dévalorisation qu'on a organisée. La cause devient l'alibi.
Un pays qui coupe les vivres à ceux qui veulent soigner, enseigner, créer, accompagner, parie que sa richesse se résume à ce qui se compte. Mais aucune communauté ne tient debout sur le seul rendement. Elle tient sur ceux qui font des métiers mal payés parce qu'ils sont irremplaçables. On ne remplace pas un travailleur social par une ligne d'un bilan comptable.
Quand une nation ne finance plus que ce qui rapporte, qui formera ceux dont elle ne peut se passer ?
L’Intelligence artificielle sera au menu du Sommet sino-américain, mercredi et jeudi, avec la proposition de créer un mécanisme de dialogue entre les deux pays, pour éviter les mauvaises surprises – comme au temps de la guerre froide avec l’URSS sur les armes nucléaires. Une bonne nouvelle.
Ne vous réjouissez pas trop vite ! Mais les États-Unis et la Chine discutent d’un « mécanisme » de relative transparence dans l’intelligence artificielle. Le sujet sera à l’ordre du jour du Sommet entre Donald Trump et Xi Jinping, mercredi et jeudi à Washington. C’est une « première » qui n’est pas sans rappeler l’époque de la guerre froide et la manière dont Américains et Soviétiques géraient leurs arsenaux nucléaires.
C’est d’autant plus remarquable que les États-Unis et la Chine sont en absolue rivalité sur l’IA, et que c’est souvent en invoquant la Chine que l’administration Trump refuse toute régulation, redoutant de voir Pékin prendre le dessus.
C’est lors d’une rencontre dimanche à New York entre le Secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, et l’émissaire chinois He Lifeng, que l’accord a été trouvé, non pas sur le mécanisme, mais sur le fait d’en parler au Sommet. C’est déjà beaucoup vu l’état de méfiance qui existe entre les deux pays sur tout ce qui touche à la technologie, leur principal terrain d’affrontement depuis une décennie.
Pourquoi y a-t-il besoin d’un tel mécanisme ?
(suite sur le lien ci-dessus)
"America’s new oligarchy" (lien direct en bas d'article)
On aurait pu s'attendre à ce qu'un tel article paraisse dans Libé, Mediapart, Libération... mais certainement pas dans le FT, tant son ton dénonce brutalement le capitalisme américain comtemporain, allant jusqu'à avancer que "contrairement aux barons voleurs du passé, qui étaient souvent charitables et donnaient généreusement aux institutions publiques, les milliardaires de la tech actuels affichent une indifférence totale envers toute forme de contrat social et envers la nécessité de « compenser les personnes pour les perturbations qu'ils ont apportées dans leur vie". Et il est exact, Carnegie, Rockefeller, Pierpont Morgan... étaient célébrés pour leur philanthropie. En témoignent les nombreuses universités, hôpitaux bibliothèques au travers de tout le pays. Leurs équivalents de la technologie non seulement n'ont pas réellement pratiqué la philanthropie (à part de notables exceptions comme l'ex-femme de Jeff Bezos, Bill Gates ou encore Mark Benioff), mais ils ont cherché autant que possible à limiter les dépenses sociales de l'Etat. En favorisant la fin de "l'Obamacare" (ACA) ou en créant le DoGE, l'agence dirigée un temps par Musk et chargé de démanteler l'administration sociale et d'Etat autant que possible, ils ont clairement affirmé leur souhait d'un capitalisme exclusif et par ailleurs oligarchique.
La dénonciation d'ailleurs ne vise pas que le mandat de Trump. Elle vise une lente dérive qui a vu les 0,0002% des américains posséder de 3% de la richesse du pays, il y a quarante ans, à plus de 20% aujourd'hui. Parmi les éléments clés se trouvent les superPAC : la possibilité de donner sans limite pour une cause politique. SuperPacs qui seront autorisées par la cour suprême dès 2010, permettant ainsi aux 100 milliardaires les plus riches de sponsoriser à hauteur de 2,4Mds de dollars les candidats à l'élection de 2024. l'influence de ces acteurs - dont les plus emblématiques viennent désormais du monde de la technologie et de l'IA. Le cabinet de Trump lui même est essentiellement composé de milliardaires, ce qu'il revendique comme une vertu, mais que les chercheurs, d'UCLA et d'ailleurs, dénoncent comme une source de corruption majeure.
On peut, comme c'est parfois fait, me faire observer que "je me gauchise". La réalité est que c'est plutôt le contexte qui a changé. Une newsletter que je reçois (celle de Guy Hervet "une semaine aux Etats-Unis" NDRL) observe que cette "économie américaine est structurée par une concentration de marché extrêmement forte, secteur après secteur. L’indicateur le plus utilisé par les économistes industriels, le CR4 - la part de marché cumulée des quatre plus grandes entreprises d’un secteur - dessine un paysage saisissant : dans la recherche en ligne, les réseaux sociaux, les systèmes d’exploitation, les paiements électroniques, les télécommunications ou les processeurs pour l’intelligence artificielle, on est dans le quasi-monopole pur : plus de 90 % du marché tenu par quatre acteurs, adossés à des effets de réseau et des rachats de startups et de concurrents à tour de bras, qui verrouillent durablement la position des leaders." Il me semble que c'est tout le contraire du capitalisme réel, qui limite les trusts et les abus de pouvoirs. Nous sommes face à une ploutocratie dans sa forme aboutie et c'est particulièrement inquiétant alors que se profile d'importantes créations de richesse avec l'IA. Le risque étant évidemment que cette valeur aille de façon disproportionnée vers le capital concentrée plutôt que le capital déconcentré et le travailleur.
https://www.ft.com/content/2472ef5a-798d-4e7b-b4be-020855cf387e?syn-25a6b1a6=1
Les analyses fusent depuis l’élection de Trump, mais le déni reste grand quant aux raisons réelles de la victoire de ce candidat, si impopulaire aux yeux de la France. La détresse économique et les inégalités sont indéniablement au premier plan de ce phénomène (1/8).
Si vous avez un accès Mediapart, à lire en entier vraiment, pour sortir du discours de comptoir : "tous racistes, sexistes et rétrogrades".
L’ampleur de la victoire de Donald Trump le 5 novembre 2024 ne peut s’expliquer sans comprendre le facteur économique et la façon dont les démocrates ont abordé cette question. Les 4 points gagnés par le milliardaire new-yorkais entre les scrutins de 2020 et de 2024 montrent qu’une partie de l’électorat a basculé, au cours de ces quatre années, vers les républicains.
La question est alors de savoir ce qui a déterminé cette bascule. De ce point de vue, les premières enquêtes post-électorales confirment ce qui avait été perçu au cours de l’ensemble de la campagne : l’économie a été le premier déterminant du vote pour 39 % des électeurs, selon une enquêt de l'agence AP.
L’hypothèse d’un rejet du bilan économique de la présidence Biden est confirmée par d’autres éléments, notamment par les résultats des référendums locaux. Dans des États qui ont choisi très largement Trump, le droit à l’avortement a souvent été renforcé dans les urnes [Les Américains votaient en plus des présidentiel au niveau fédéral sur les sujets liés à l'avortement], preuve que son discours réactionnaire n’a pas été la principale force motrice de sa victoire
Plus bas :
Pourtant, l’humeur des citoyen·nes n’a pas suivi cet enthousiasme des économistes. Toutes les enquêtes montraient que la plupart des États-Uniens avaient le sentiment que leur niveau de vie s’était dégradé. Mais les économistes et les cadres démocrates sont restés attachés à leur fétichisme statistique : les chiffres ne mentant pas, c’était donc le sentiment des électeurs et électrices qui était faux et manipulé.
Pendant des mois, et encore récemment, le Prix Nobel d’économie Paul Krugman, éditorialiste économique au New York Times, a passé son temps à affirmer que les économistes avaient raison et que les gens avaient tort. Le sentiment négatif sur l’économie n’était que le produit d’une énième fake news trumpiste.
Mais le président élu n’a pas eu besoin de déployer ses talents de menteur pour convaincre l’électorat sur l’économie. Il a mené sa campagne en martelant cette question : « Votre situation est-elle meilleure qu’il y a quatre ans ? » Et une partie de l’électorat y a répondu dans les urnes.
Et :
Cette situation traduit un fait notable par rapport aux années 1990 : la croissance a changé de nature. Elle ne reflète plus aussi clairement le bien-être social. Et pour deux raisons. D’abord, les conditions de production de la croissance sont plus difficiles et supposent parfois une dégradation des conditions de vie des ménages. Ensuite, parce que les difficultés croissantes à produire de la croissance conduisent à une captation de cette dernière par une minorité à des fins d’accumulation. En d’autres termes : l’accélération de la croissance a un coût social croissant.
Et :
Car les hausses de coûts sur les primes d’assurance et les loyers ne sont pas comptabilisées dans le taux d’inflation
Et :
À cette hausse des dépenses contraintes s’ajoute le fait que les prix alimentaires ont explosé en 2022 et 2023 de respectivement 9,9 % et 5,8 %, [...] Une grande partie des États-Uniens ont eu le sentiment de travailler toujours davantage pour pouvoir consommer toujours moins. Ce n’était pas là une fake news mais une réalité très largement vécue.
Et :
La situation économique des États-Unis était donc explosive, et les démocrates étaient dans le déni. En ne cessant de crier aux fake news, ils ont achevé de s’aliéner une population cruciale pour leur victoire. Kamala Harris a tenté de corriger le tir en cessant de se prévaloir du bilan Biden, mais, obsédée par le gain du vote modéré, elle a refusé de prendre la réalité concrète des ménages en considération.
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Les États-Unis n’ont jamais abandonné la politique de régulation pour leur agriculture, mise en place depuis le New Deal. Prix garantis et aides contracycliques restent les outils d’intervention pour protéger ce secteur toujours considéré comme stratégique.
Il n’y a plus que l’Union européenne qui reste convaincue de « l’efficience du marché » en matière agricole et l’applique comme l’un des fondements essentiels de la politique agricole commune (PAC). Tous les autres grands pays exportateurs y ont renoncé, au nom de la sécurité et de la souveraineté alimentaires, et pour protéger les revenus de leurs agriculteurs. Brésil, Inde, Russie, Canada, Nouvelle-Zélande, Chine... tous ont adopté des mesures de régulation et de protection, et ont rétabli parfois des droits de douane, voire des interdictions d’exportation ou d’importation en vue de préserver leur agriculture.
Mais le cas le plus frappant est celui des États-Unis. « Ils n’ont jamais abandonné la politique de régulation et de protection de leur agriculture instaurée en 1933 dans le cadre du New Deal »
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Pendant ce temps là, en Europe on refuse le protectionnisme agricole alors que le monde entier en fait.
" La Californie a engagé vendredi des poursuites contre cinq des plus grosses compagnies pétrolières du monde, au motif qu’elles auraient causé des milliards de dollars de dégâts et trompé l’opinion en minimisant les risques pour le climat dus aux énergies fossiles, a rapporté le New York Times.
Cette action en justice fait suite à de nombreuses autres initiées par des villes, comtés et Etats américains contre des intérêts liés aux énergies fossiles en raison de leur impact environnemental, sur fond d’accusations de mener depuis des décennies des campagnes de désinformation.
La plainte au civil a été déposée auprès de la Cour supérieure de San Francisco contre Exxon Mobil, Shell, BP, ConocoPhillips et Chevron, qui a son siège en Californie. L’American Petroleum Institute est également visé, ajoute le New York Times.
« Pendant plus de cinquante ans, Big Oil (l’ensemble des géants du secteur, NDLR) nous a menti, cachant le fait qu’ils savaient depuis longtemps combien les énergies fossiles qu’ils produisaient étaient dangereuses pour notre planète » , a déclaré le gouverneur de l’Etat, Gavin Newsom, dans un communiqué vendredi.
« La Californie agit pour que les gros pollueurs rendent des comptes », ajoute-t-il, en confirmant les plaintes. "
« Car si Pékin a mené depuis plus d’une décennie une politique pour s’assurer un quasi-monopole mondial sur les terres rares, ces minerais indispensables à toutes les fabrications de composants électroniques, il n’a jamais réussi à dominer le domaine des semi-conducteurs. Chaque année, la Chine doit importer 80 % des composants électroniques nécessaires à ces industries. Ces importations représentaient en 2019 plus de 200 milliards de dollars, plus que ses dépenses de pétrole. »
En lisant l'ensemble de l'article de NexitImpact on se comprend que les USA ne vont pas laisser Taiwan se faire envahir par la Chine facilement ...
Article source plus complet : https://www.mediapart.fr/journal/international/221022/les-etats-unis-declarent-la-guerre-technologique-la-chine
Extrait :
" Les exportations vers la Chine de puces logiques ou à mémoire les plus performantes seront interdites. Les filiales de groupes chinois installées aux États-Unis ont interdiction de pouvoir les acquérir, y compris pour les utiliser uniquement sur le sol américain. La liste d’une trentaine de sociétés chinoises, travaillant soit dans la production de puces, soit dans les équipements, est déjà établie, préambule à la limitation de leur activité, voire à leur bannissement du territoire américain. Toute coopération avec des groupes chinois est interdite dans ces domaines. Les ingénieurs et les chercheurs travaillant avec des groupes chinois fabriquant des semi-conducteurs devront obtenir une autorisation de l’administration américaine, même si leur coopération ne porte pas sur ces sujets. Naturellement, les échanges scientifiques universitaires sont aussi bannis."
Les super-puissances possèdent des zones influences autour de leurs frontières, zones dans lesquelles il n'est pas tolérable qu'une autre super-puissance tente d'y installer ses bases militaires".
Et il explique très bien que le fait que Putin soit un démagogue / dictateur n'est pas la question car cela ne change rien à ce qui est acceptable pour la Russie en tant que nation comme ça l'était pour les USA avec Cuba.
Enfin il dénonce ce double discours visant à dire que les USA peuvent intervenir militairement partout dans le monde pour servir leurs intérêts et leur vision des choses alors que la Russie ne le pourrait pas et il dit sans tergiverser que c'est totalement hypocrite.
Je me souviens qu'Hillary Clinton expliquait lors de sa campagne contre Trump qu'elle avancerait vers un conflit ouvert avec la Russie, Biden étant le remplaçant d'Hillary Clinton, c'est exactement ce qui est en train de se passer. L'oligarchie financière américaine veut un contrôle du monde sans partage et est parvenue à pousser les Russes à la faute, Trump n'aura été qu'un frein à ce projet ; comme quoi même les pires peuvent parfois bien faire...
J'ai lu l'article tard et trop rapidement mais il me semble que Noam Chomsky soit également sur cette lecture des choses :
https://www.revue-ballast.fr/ukraine-le-regard-de-noam-chomsky/
Aux Etats-Unis, il n'y a aucune restriction d'usage de l'eau lorsque vous possédez un terrain. Dans l'Arizona, des fermes géantes profitent de cela pour assécher les nappes phréatiques en toute impunité.
" Biden reprend (voire amplifie) la politique “Buy American” de Trump. Le monde d’après sera protectionniste. "
Sous le coude : Il ne va plus être possible d'ouvrir tranquille une société écran aux US. Il va désormais falloir le faire en dehors du sol américain. Chier
" En Californie, en proie à certains des pires incendies de son histoire, près de 240.000 personnes ont été forcées d’évacuer leur domicile. Ces incendies ont été déclenchés par une dizaine de milliers d’éclairs, alimentés par des températures records et une faible humidité. "
" Les risques d’infection au nouveau coronavirus ont poussé les centaines de milliers de personnes évacuées à trouver refuge dans des parkings ou au bord de plages plutôt que dans les centres d’hébergement proposés par les autorités. "
" Dans un discours à la convention démocrate jeudi 20 août, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a insisté sur le lien de causalité direct entre le changement climatique - l’altération durable du climat de la Terre imputable aux émissions de gaz à effet de serre humaines - et ces incendies. « Le changement climatique est une réalité, a-t-il assuré. Si vous n’y croyez pas, venez en Californie. » La Californie a recensé le 16 août ce qui pourrait être la troisième température la plus chaude jamais enregistrée sur Terre : 54,4 °C dans la Vallée de la Mort "
A quand en France ?
Trump reclus dans le bunker de la maison blanche, il a peur de son peuple.
Comme Macron en 2018.